Apport des modèles hamster et primate non-humain dans l’étude de la COVID-19

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Le jeudi 6 mars 2025, l’Académie Vétérinaire de France a convié ses membres et le public à une séance thématique d’exception. Réunis dans l’Amphithéâtre de l’Académie Nationale de Chirurgie à Paris (et en visioconférence), le Dr vétérinaire Hervé Bourhy et le Dr vétérinaire Sophie Le Poder ont coordonné une après-midi riche en découvertes autour d’un sujet crucial : l’apport des modèles hamster et primate non humain dans l’étude de la COVID-19.

Dans le prolongement de la pandémie mondiale de 2020-2021, l’Académie Vétérinaire de France a mis en lumière l’actualité toujours brûlante du « Covid long » et de la perte de l’odorat, symptômes persistants qui rappellent la nécessité d’approfondir nos connaissances. Tour à tour, les intervenants ont exposé comment le hamster, réceptif à divers variants, permet de mieux saisir l’ampleur de l’infection dans la cavité nasale et les mécanismes qui sous-tendent la perte d’odorat. Plus loin encore, ce petit modèle révèle d’importantes pistes pour comprendre les effets neurologiques et psychiatriques tardifs de la maladie.

Parallèlement, le recours aux primates non-humains ouvre de nouvelles voies d’exploration pour affiner les protocoles précliniques : c’est grâce à eux que l’on a pu tester, dès les premiers mois de la crise sanitaire, des traitements et vaccins de pointe, accélérant leur mise à disposition. De la dynamique de la réplication virale aux stratégies préventives, ces recherches soulignent l’importance d’une approche transversale, combinant étroitement médecine humaine et médecine vétérinaire.

Cette séance a montré que la Covid-19, si elle semble aujourd’hui moins menaçante, recèle encore son lot d’énigmes. Et c’est justement en scrutant de près les modèles animaux que l’on peut espérer percer les mystères de ses variantes et anticiper, avec lucidité, de futures flambées épidémiques.

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