Les animaux qui vivent à nos côtés souffrent parfois des mêmes maux que nous. Dans l’émission du 17 mars 2026, Alexandra Delbot s’intéresse dans Avec sciences aux cancers des chats et ce qu’ils pourraient bien nous apprendre sur leurs équivalents humains.
Cancers mammaires, de la peau, lymphomes, les près de 17 millions de chats qui accompagnent les Français(es) au quotidien ne sont pas épargnés par cette multiplication incontrôlée de cellules tumorales. Dans leur malheur, ces animaux peuvent nous procurer des informations intéressantes.
Tel propriétaire, tel chat
Vivant sous le même toit, Félix et son (ou sa) propriétaire sont exposés aux mêmes paramètres propres à leur logement. Ce point est central dans l’intérêt d’étudier les cancers félins. Autre similarité, le chat a un système immunitaire propre à l’animal, fonctionnel et mature. Enfin, les chats qui seront étudiés auront des fonds génétiques variés, tout comme dans la population humaine, permettant d’observer les cancers dans leur variété.
Des chercheurs se sont attelés à identifier les gènes impliqués dans les cancers chez les chats. Grâce à des biopsies, 500 tumeurs ont pu être identifiées, de 13 types différents. Les scientifiques sont partis de ce qu’on observe chez l’Homme pour voir si les gènes impliqués étaient les mêmes chez nos amis à poils. Les résultats montrent qu’il y a une forte proximité génétique entre nos cancers et les leurs, avec évidemment des spécificités propres à chaque espèce, ainsi que des mécanismes partagés.
L’émission décrit que des agents exogènes, tels que les UV ou bien le papillomavirus, sont des facteurs de risque de cancer pour l’humain et le chat.
Ces travaux rappellent l’importance de nos animaux de compagnie dans la recherche sur le cancer, et sur les autres maladies touchant l’espèce en question, mais aussi potentiellement les humains.
Pour autant, ces recherches ne remettent pas en cause celles menées sur des animaux de laboratoire. Les modèles consanguins, génétiquement plus homogènes et élevés dans un environnement contrôlé, permettent d’isoler l’effet d’un gène, d’un traitement ou d’un facteur précis. Ils sont donc particulièrement utiles pour établir des liens de causalité et reproduire les expériences. Les chats et les animaux de laboratoire constituent ainsi des modèles complémentaires : les premiers reflètent mieux la complexité du réel, tandis que les seconds permettent d’en comprendre précisément les mécanismes.
