La régénération est un rêve assez lointain pour l’humanité. Ce n’est pas le cas pour un petit amphibien mexicain. Bill François, biophysicien et journaliste à France Info, explique comment cet animal pourrait nous rapprocher de cet idéal.
L’humain peut se régénérer. Alors oui, c’est le cas de peu d’organes, dont le foie, la peau ou ,de manière plus modeste, les muscles. À côté de l’axolotl, la régénération des mammifères fait pâle figure. En effet, cette petite salamandre mexicaine, connue de tous les fans de Pokémon pour son homologue vidéoludique, peut reconstituer un œil perdu, une partie de sa moelle épinière, ses pattes, des portions de son cerveau… La liste est longue. On comprend alors très bien pourquoi cet animal est tant étudié.
De l’axolotl à la souris
L’Homme, comme la souris, peut régénérer le bout de ses doigts : peau, os et nerfs. Des chercheurs étasuniens sont parvenus à identifier des gènes présent chez les souris, les poissons-zèbres et cette salamandre, qui jouent un rôle dans la régénération. En l’inactivant grâce à CRISPR-Cas9, la régénération était perturbée chez ces espèces.
L’équipe a alors réutilisé un facteur d’expression de ce même gène connu chez le poisson-zèbre sur des souris amputées de quelques millimètres de doigts. Résultat : la régénération a été améliorée.
Un futur médical ?
Il y a environ un million d’amputations par an dans le monde. La thérapie génique testée sur des souris pourrait à l’avenir permettre d’éviter de nombreux handicaps, voire sauver des vies. Il est évidemment encore trop tôt pour déterminer si oui ou non ce type de traitement arrivera sur le marché. D’autres études restent à mener.
Actualité rédigée par Alan Dubois
