France Inter (Le Débat de midi) – Peut-on se passer des expérimentations animales ?

Partager cet article
image_pdf

Dans son émission du mardi 12 août 2025, le Débat de midi sur France Inter avait pour thème « Peut-on se passer des expérimentations animales ? »

Autour de Saskia de Ville, étaient invités :

  • Ivan Balansard, vétérinaire au CNRS et président du GIRCOR
  • Roland Cash, médecin et vice-président de l’association Transcience
  • André Ménache, vétérinaire et conseiller scientifique chez Antidote Europe
  • Virginie Mouseler, fondatrice de l’association Beagles of Burgundy

Voici la présentation de l’émission (réalisée par les équipes de France Inter) :

Chaque année en Europe, les expérimentations scientifiques sur les animaux se font par millions. Si la pratique a pu rendre possible des avancées scientifiques, elle est remise en question au nom du bien-être animal. Mais la science est-elle prête à se passer des animaux ?

Derrière chaque grande avancée scientifique, se cache souvent, dans l’ombre, un animal. Une souris, un poisson ou un rat, dans l’immense majorité des cas. Et ce au moins depuis l’Antiquité, période où l’on retrouve les premières traces d’expérimentations sur des animaux. Il faut dire que la pratique a permis des avancées scientifiques historiques, des travaux de Louis Pasteur sur la rage aux vaccins à ARN messager contre la Covid-19, couronnés par le prix Nobel de médecine en 2023. Mais impossible de dissocier la recherche animale des grandes questions éthiques qu’elle pose.

La science sans les animaux : horizon ou utopie ?

Au nom du progrès scientifique, peut-on faire souffrir des animaux ? La généralisation des expérimentations animales et leur utilisation hors du cadre médical – notamment pour les produits cosmétiques – ont plusieurs fois choqué une partie de l’opinion publique. En 2010, l’Union européenne a choisi d’encadrer la pratique au nom du bien-être animal en s’appuyant la règle des 3R : remplacer l’utilisation d’animaux dès que possible, réduire le nombre d’animaux utilisés et raffiner leur utilisation, c’est-à-dire optimiser les méthodes afin de diminuer la douleur des animaux.

Malgré ce cadre législatif et le développement de méthodes alternatives, encore près de 7 millions d’animaux ont été utilisés pour la recherche dans l’Union européenne et en Norvège en 2022, dont deux millions pour la France seule, selon la Commission européenne.

La science est-elle prête à se passer de l’expérimentation animale ? Les alternatives sont-elles assez fiables pour la remplacer ?

Partager cet article
Catégories
L'actualité de la recherche animale sur X

🔬👁️ Le rapport de la Charte de transparence pour l'année 2024 est disponible. Venez découvrir les actions ...d'ouverture mises en œuvre par les signataires, voire vous en inspirer !
👉 https://t.co/ckdC8xbtdf

🧠🔎 Une étude publiée dans Nature révèle, grâce à la souris, les mécanismes de prolifération des ...protéines impliquées dans la MSA, proche de Parkinson. Une avancée qui pourrait inspirer de futurs traitements
👉

🐕🐋 Le cancer touche presque tout le vivant. En comparant espèces sensibles et espèces résistantes, des ...chercheurs identifient des mécanismes naturels pouvant inspirer de futurs traitements 💊
👉

🧠🐭 Des chercheurs testent chez la souris un anticorps anticancéreux déjà approuvé par la FDA : il réduit la ...propagation de l’alpha-synucléine, impliquée dans Parkinson. Une avancée préclinique encourageante !
👉

📈🐀 Nouveau baromètre Ipsos BVA : 70% jugent nécessaire la recherche animale, mais 69% s’estiment mal ...informés. La sondage marque aussi une forte confiance envers vétérinaires et chercheurs.
👉

Charger + de tweets
Suivez-nous
À lire aussi