Futura – Ce traitement déjà disponible pourrait freiner Parkinson, une avancée majeure selon des chercheurs

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La maladie de Parkinson est l’un des grands maux de notre siècle. Faute de médicament capable de faire réellement reculer la maladie, des chercheurs tentent de recycler des molécules déjà utilisées dans d’autres indications. Futura fait le point sur l’une d’entre elles, un traitement anticancéreux qui a montré des effets intéressants chez la souris.

Nommée par le neurologue français Jean-Martin Charcot d’après James Parkinson, médecin britannique, la maladie de Parkinson touchait en 2022 plus de 170 000 Français(es). Sans réelle solution thérapeutique curative, les patients attendent toujours une molécule qui pourra ralentir, voire faire reculer, l’avancée de la maladie.

Des chercheurs étasuniens ont testé l’effet d’un médicament anticancéreux autorisé outre-Atlantique sur des souris génétiquement modifiées pour reproduire certains mécanismes de la maladie humaine. Ils se sont intéressés à deux « acteurs » situés à la surface des neurones, les protéines Aplp1 et Lag3, soupçonnées de faciliter l’entrée et la propagation de l’alpha-synucléine, la protéine problématique de la maladie. Lorsque ces deux protéines sont absentes chez la souris, l’absorption d’alpha-synucléine toxique chute d’environ 90%, ce qui limite la propagation de la protéine d’un neurone à l’autre.

Les chercheurs ont ensuite tenté de mimer cette situation non plus en modifiant génétiquement les animaux, mais en utilisant un anticorps dirigé contre Lag3. Cet anticorps fait déjà partie d’une immunothérapie approuvée par FDA (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) contre certains mélanomes. Injecté à des souris modèles de la maladie de Parkinson, il bloque l’interaction entre Aplp1 et Lag3, empêche les neurones sains d’absorber les amas d’alpha-synucléine et freine la cascade de dégénérescence neuronale observée chez l’animal.

Cette approche reste pour l’instant entièrement cantonnée à la recherche animale : les résultats ont été obtenus chez la souris, dans des conditions très contrôlées, et ne préjugent pas de l’efficacité ni de la tolérance d’un tel traitement chez l’humain. Mais cette découverte donne de l’espoir et ouvre une piste concrète : réutiliser une immunothérapie anticancéreuse déjà disponible pour tenter de ralentir la progression de Parkinson, à condition que des études sur d’autres modèles animaux puis des essais cliniques confirment ces premiers signaux encourageants.

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