En ce début d’année 2026, nous voulons d’abord saluer celles et ceux qui font la science au quotidien : chercheurs, ingénieurs, techniciens, personnels d’animaleries, vétérinaires, membres de comités d’éthique. Leur exigence, leur rigueur et leur sens des responsabilités sont le socle du progrès scientifique.
Les faits comptent. Et ils disent une chose : l’effort est réel. Les données disponibles montrent une tendance de fond : le nombre d’animaux effectivement intégrés dans des procédures expérimentales a diminué de 33,9 % en deux ans. Cette baisse n’est pas un artefact rhétorique : elle reflète des évolutions concrètes dans les pratiques, la conception des études et le déploiement progressif d’approches substitutives et complémentaires, dans l’esprit des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner).
Mais 2026 doit aussi être l’année de la lucidité. La science est aujourd’hui une cible, un terrain de bataille politique et idéologique. Quand le débat public se nourrit de défiance, de slogans, pire de désinformation, ce sont nos capacités à soigner, prévenir, anticiper et innover qui s’affaiblissent. Et ce qui se joue ailleurs — notamment aux États-Unis — n’est pas « loin » : ces dynamiques traversent les frontières, contaminent les esprits, et fragilisent la santé publique comme la recherche.
Une nation qui dépend des autres pour produire ses connaissances, développer ses traitements, former ses compétences ou sécuriser ses chaînes d’approvisionnement scientifiques prend un risque stratégique. La souveraineté scientifique n’est pas un mot à la mode ou un concept abstrait : c’est une condition indispensable pour répondre aux crises, protéger nos concitoyens, et rester un pays d’innovation.
Aujourd’hui, les réseaux militants disposent souvent de moyens et de canaux de communication bien supérieurs à ceux des acteurs qui travaillent à expliquer, contextualiser et ouvrir le dialogue. Depuis des années, le Gircor mène des actions au nom de la communauté scientifique et continuera à faire ce que d’autres n’assument pas : expliquer, documenter, dialoguer — sans caricature, sans intimidation, et surtout sans renoncer aux faits.
Pour 2026, notre vœu est simple : plus de science, plus de transparence, plus de courage collectif. Et une France qui protège sa recherche, au lieu de la laisser se défendre seule. Toute l’équipe du Gircor est heureuse de vous adresser ses meilleurs vœux.
Le Bureau du Gircor
