On câline les rats de laboratoire à l’Université de Lausanne

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L’Université de Lausanne met en avant les actions de Morgane Truscello, zootechnicienne de l’Université helvète, en faveur du bien-être des animaux de laboratoire. Son approche basée sur les câlins lui a d’ailleurs permis de décroché de Prix 3R de la faculté en 2025.

Remplacer, Réduire et Raffiner. Ces 3R symbolisent tous les efforts des scientifiques pour travailler avec des animaux en science de la manière la plus éthique possible. À partir du moment où des animaux sont utilisés, il faut tout faire pour leur assurer les meilleures conditions de vie, en apportant de quoi exprimer leurs besoins naturels, et en réfléchissant aux moyens d’éviter la survenue du stress ou de la douleur (pendant et hors des expériences).

Morgane Truscello est une zootechnicienne, ou une « gardienne d’animaux » comme on dit de l’autre côté du Lac Léman, de l’Université de Lausanne. Comme chaque zootechnicien, elle a à coeur l’augmentation perpétuelle du bien-être de ses animaux. Mais elle a son truc à elle qui lui a valu le prix 3R de sa faculté : câliner les rats. Oui oui, câliner les rats. À partir de la fin du sevrage de ces rongeurs, elle et son équipe s’attèlent plusieurs minutes par jour, pendant dix jours, à les caresser. Véritable preuve de l’amour que porte le personnel envers ces animaux, le but est aussi éthique et scientifique. En effet, il est avéré que cette pratique permet de réduire le stress des animaux, ce qui facilitera la manipulation lors des expériences. De plus, le stress pouvant causer une forte hétérogénéité au sein d’un groupe d’animaux étudiés, diminuer celui-ci permet directement d’augmenter la qualité des résultats et donc leur exploitabilité, participant ainsi à une réduction des animaux à utiliser (car il n’y aura pas forcément besoin de recommencer l’étude).

Morgane Trescullo raconte aussi la genèse de cette idée, comment elle caresser les rats, les retours des scientifiques et son ressenti sur son prix 3R.

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