Retour sur la première édition de la Primate Management Conférence Mauritius (PMCM)

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Fin juillet s’est tenue la première édition de la Primate Management Conference Mauritius, organisée conjointement par la Cyno Breeders Association (CBA) et le Michael E. Keeling Center for Comparative Medicine and Research de l’Université du Texas.

Cette rencontre a réuni des scientifiques de renommée mondiale, des éleveurs mauriciens de macaques cynomolgus ainsi que des acteurs clés issus des milieux universitaire, privé et public. Son objectif : positionner l’île Maurice comme un centre de recherche biomédicale d’excellence et un partenaire privilégié des grandes institutions scientifiques.

Les discussions ont mis en lumière le rôle décisif des primates mauriciens dans l’avancée de la science et des traitements médicaux. Les macaques de Maurice présentent en effet un profil génétique unique et bénéficient de soins de grande qualité. Grâce à ces caractéristiques, ils contribuent depuis des années à la recherche biomédicale menée dans les meilleurs centres en Europe et aux États-Unis. Leur apport est particulièrement déterminant dans les travaux sur le diabète : ces modèles ont permis d’inverser la maladie sans recourir à des immunosuppresseurs, ouvrant la voie à des essais cliniques prometteurs.

La conférence a également rappelé l’engagement des chercheurs mauriciens envers le bien-être animal, en appliquant rigoureusement les principes des 3R (Réduction, Remplacement, Raffinement). Par ailleurs, les participants ont souligné la double dimension écologique des macaques : espèce invasive sur l’île, leur présence affecte la flore et la faune indigènes, notamment en compromettant la régénération des arbres locaux. Pourtant, leur population sauvage demeure stable, estimée à environ 40 000 individus depuis quarante ans – un chiffre confirmé récemment grâce à des drones équipés de capteurs thermiques.

Au-delà des aspects scientifiques, l’élevage et l’utilisation des macaques apparaissent comme un levier économique stratégique pour Maurice. En partenariat avec des acteurs internationaux tels que Charles River Laboratories et Cynvivo, l’île ambitionne de devenir un véritable Biomedical Research Hub. Le gouvernement soutient pleinement cette orientation, appelant les leaders de l’industrie pharmaceutique à installer des centres d’essais précliniques sur place.

Enfin, la Cyno Breeders Association a exprimé une ambition forte : produire, d’ici cinq à dix ans, un médicament entièrement conçu et fabriqué à Maurice. Une perspective qui illustre la volonté de l’île de s’affirmer comme un acteur incontournable dans les grandes avancées de la science médicale.

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