Des chercheurs de l’Université de Namur avancent que certains symptômes du covid long pourraient être liés à des anticorps persistants après l’infection. Leur étude, publiée dans Acta Neuropathologica et relayée par la RTBF le 30 avril 2026, s’appuie notamment sur des tests menés chez la souris.
Le séisme covid a touché une grande partie des humains. Pourtant, certains ont subi une réplique : le covid long, qui touchait environ 1 million de Français(e) en 2022. Manifesté par de nombreux symptômes persistants après l’infection, et variant grandement d’un cas à un autre, la recherche peine encore à comprendre pourquoi ces stigmates apparaissent. Des chercheurs belges explorent une hypothèse originale mais crédible.
En isolant les anticorps de patients atteints de covid long puis en les injectant à des souris de laboratoire, les chercheurs ont observé une sensibilité accrue à la douleur chez les animaux traités. Ce résultat suggère qu’une réaction auto-immune pourrait participer à certains symptômes, comme les douleurs chroniques. En revanche, les tests de mémoire n’ont pas montré de différence, ce qui invite à rester prudent : le covid long semble probablement multifactoriel. Ces travaux ne débouchent pas encore sur un diagnostic ni un traitement, mais ils apportent un argument biologique important pour mieux comprendre une maladie encore trop souvent minimisée.
