Science & Vie – Chez les rats stressés, la cannabis devient un réflexe quasi-automatique

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Et si le mode de consommation du cannabis dépendait de notre stress ? Une étude publiée dans Neuropsychopharmacology, et vulgarisée par Science & Vie le 1er janvier 2026, fait le point sur cette question.

En France, la consommation de cannabis est interdite, hormis pour des usages thérapeutiques pour des cas de pathologies précises dans le cadre de l’expérimentation menée entre 2021 et 2024.

Dans d’autres pays, comme Malte depuis 2021, l’Allemagne depuis 2024, ou bien encore de nombreux états des USA, la détention et la consommation de cannabis à des fins récréatives sont autorisées.

Le nombre de consommateurs officiels ne cessant ainsi d’augmenter, la recherche devient encore plus indispensable d’afin de totalement comprendre les mécanismes des actifs présents dans le cannabis et ce, afin de préserver au mieux la santé de chacun et chacune.

Ginny Park et ses collègues ont publié en novembre 2024 l’article « Identifier les prédicteurs comportementaux et biologiques de l’auto-administration de vapeur de cannabis chez les rats » – comprenez quels sont les paramètres comportementaux et biologiques qui permettent de prédire une plus forte consommation de cannabis chez certains rats et pas chez d’autres.

Dans leur article, les chercheurs ont mis en place un système où 48 rats mâles et femelles peuvent inhaler selon leur souhait du cannabis en vapeur, afin de simuler la façon de consommer humaine. Leurs résultats montrent que la quantité sécrétée de corticostérone (équivalent du cortisol chez l’humain, hormone du stress) est corrélée à la fréquence à laquelle l’animal viendra respirer les vapeurs de marijuana. Il ne faut cependant pas penser que des événements stressants ponctuels provoquent une forte consommation : c’est bien le niveau de base de cette hormone (celui mesuré hors situation de stress) qui est lié à une consommation plus élevée

En résumé, plus un rat est stressé de nature, plus il aura de faciliter à consommer du cannabis.

Mais ce n’est pas tout. Les rongeurs étant le moins flexibles mentalement montrent aussi, lors des expériences, une consommation plus importante de la drogue. Ce facteur s’ajoute donc au stress chronique pour définir le profile de l’addiction au cannabis.

Concernant la santé humaine, ces résultats pourraient permettre de mieux établir les processus de dépistage préventif concernant la consommation de cette plante, dans un contexte où cette dernière, bien qu’interdite en France, reste grandement utilisée.

Actualité rédigée par Alan Dubois

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