Et si des microrobots pouvaient aider les chercheurs à soigner des patients atteints de lésions de la moelle épinière ? Une étude suisse menée chez des souris et des poissons-zèbres semble donner des résultats prometteurs.
Sclérose en plaques, traumatismes médullaires syringomyélie : les maux susceptibles de causer des lésions de la moelle épinière sont nombreux. Ils entravent très fortement la vie des patients, ce qui fait de ces atteintes un sujet d’étude particulièrement crucial. Dans un article publié le 9 juin 2026, le média web Slate vulgarise les résultats d’une équipe de recherche de l’École fédérale polytechnique de Zurich, en Suisse, qui espère améliorer la condition des patients grâce à des microrobots.
Magnétisme et cellules souches
Ces microrobots transportent des cellules souches, des cellules capables de se transformer en n’importe quelle autre cellule de notre corps. Elles ont ainsi pour objectif de remplacer les cellules mortes au niveau de la lésion. Et, pour une administration ciblée, les scientifiques utilisent le magnétisme des particules qui composent les robots. Ce n’est pas tout, le magnétisme permet aussi de stimuler les cellules souches afin de favoriser la réparation.
Deux espèces modèles ont été utilisées pour prouver le concept : des souris et des poissons-zèbres. Chez ces deux espèces, une amélioration de leurs capacités motrices ainsi qu’un comportement exploratoire rétabli ont été observés quelques jours après le traitement.
À l’heure de la polémique sur la pollution des microplastiques, les chercheurs helvètes affirment que ces microrobots se dissolvent entièrement dans le corps. D’autres études restent donc à développer afin de définir le devenir à long terme de ces particules.
Actualité rédigée par Alan Dubois
