Des chercheurs de l’Université de Laval, au Canada, ont publié un article montrant les bienfaits des habitats semi-naturels pour les souris de laboratoire.
Des chercheurs canadiens travaillant sur le système respiratoire ont décidé d’étudier l’immunité chez des souris. Néanmoins, l’environnement dans lequel évoluent ces animaux diffère par rapport aux hébergements que l’on rencontre usuellement dans les laboratoire. Ici, les rongeurs évoluent – toujours dans le laboratoire – dans un grand espace délimité par une bâche de piscine. À l’intérieur : terre, herbe, insectes et micro-organismes.
L’objectif est de rapprocher les conditions de vie des animaux, desquels on tire des apprentissages pour notre santé, de nos conditions de vie humaines (exposition aux micro-organismes, espace…).
Leur étude a montré que des souris vivant dans un environnement plus naturel et riche en microbes ont des poumons plus robustes et une immunité plus réaliste. Les auteurs estiment que ce type de dispositif permet d’observer des réponses biologiques plus proches de certaines conditions réelles, tout en conservant les atouts de la recherche en laboratoire, comme la biosécurité et un cadre expérimental contrôlé. Ils ne présentent toutefois pas cette approche comme un remplacement des hébergements traditionnels, mais plutôt comme un modèle complémentaire, dont certains aspects restent encore à préciser, notamment la durée des effets observés et leur variabilité selon les contextes.
Pour découvrir une autre recherche utilisant un environnement semi-naturel, visualisez notre reportage à NeuroPSI.
Actualité rédigée par Alan Dubois
