Académie des sciences : Recherche thérapeutique et modèles animaux

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Le 10 avril 2018, à l’occasion d’une séance commune, l’Académie des sciences et l’Académie nationale de Pharmacie ont rappelé la nécessité et les conditions du recours aux modèles animaux en recherche.

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L’Académie des sciences et l’Académie nationale de Pharmacie ont tenu une séance sur le thème : Recherche thérapeutique et modèles animaux. Le but de cette séance était de répondre aux questions suivantes :

        – est-il possible de créer de nouveaux médicaments sans utiliser de modèles animaux ?

        – d’où provient la réglementation sur l’expérimentation animale ?

        – comment informer le public ?

Les enregistrements vidéo des interventions sont consultables et téléchargeables sur le site de l’Académie des sciences.

http://www.academie-sciences.fr/fr/Colloques-conferences-et-debats/recherche-therapeutique-et-modeles-animaux.html

Bernard Meunier a évoqué l’histoire des modèles animaux dans la découverte des médicaments rappelant que les études de toxicologie in vivo protègent les personnes d’effets toxiques dramatiques. Décrivant la recherche sur la maladie d’Alzheimer, il montre que l’absence d’un bon modèle animal aboutit en général à l’absence d’avancée thérapeutique.

Xavier Montagutelli a précisé l’évolution et le contenu de la réglementation actuelle. Il affirme le besoin de maintenir compétence et expertise dans les équipes de recherche pour respecter l’esprit et la lettre de cette réglementation et par là même pratiquer une recherche scientifiquement valide et éthiquement acceptable.  

Pierre Corvol a présenté à travers trois grandes pathologies, la myopathie de Duchenne, le cancer du côlon et l’hypertension artérielle, l’apport aujourd’hui encore irremplaçable des modèles animaux, rappelant que le chercheur doit « prendre en considération un animal entier car on a affaire à un homme entier ».

Angela Sirigu a expliqué que dans le domaine des neurosciences, seuls les primates permettaient d’étudier de nombreux aspects du fonctionnement du cerveau et beaucoup de ses maladies.

Jean-François Bach a résumé les présentations et conclu que les modèles animaux sont irremplaçables mais qu’ils ne sont pas la panacée. Ils peuvent être absents ou non pertinents et dans toutes les situations il convient de ne pas être dogmatique et de bien réfléchir.

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