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Un article publié sur le site de Polytechnique Insights s’est intéressé à une entreprise étasunienne qui utilise des cerveaux humains pour tester des médicaments. Une potentielle méthode alternative à l’expérimentation animale ?

Après un décès, certains organes peuvent encore servir de greffon pour des personnes qui en sont en attente. Le cerveau, lui, ne fait pas partie des organes greffables. Une entreprise des États-Unis d’Amérique nommée Bexorg compte sur ces encéphales pour tester des candidats médicaments et réduire l’utilisation des animaux lors des expérimentations précliniques.

Les « pour » et les « contre »

De manière assez évidente, un cerveau humain est un meilleur modèle qu’un cerveau de souris pour étudier la physiologie et les maladies cérébrales humaines. C’est en partie vrai, notamment car malgré le fait que ceux de Bexorg soient maintenus en vie artificiellement, de nombreuses fonctions subsistent le temps des essais. Ils peuvent ainsi étudier des conditions qui n’existent pas chez les animaux de laboratoire : un cerveau atteint de plusieurs maux et des cibles moléculaires qui sont exactement les mêmes que pour des cerveaux de patients humains vivants.

Néanmoins, la durée d’observation ex vivo, avant la mise en coupes des encéphales, est très courte. On parle de 24h seulement, là où il est possible de laisser un traitement agir pendant plusieurs jours, mois, voire années chez des modèles animaux, ainsi que les effets sur les autres organes. De plus, afin d’éviter toute conscience chez les modèles de Bexorg, l’activité électrique des cerveau est mise sur pause, ce qui influe sur la circulation sanguine. Cela provoque aussi des effets sur les systèmes de drainage des fluides cérébraux pourraient se comporter différemment au sein d’un organisme intact.

En clair, ces modèles sont prometteurs. Des études continuent d’être menées même après la coupe des cerveaux, ces modèles sont plus pertinents – sur de nombreux points – que les organoïdes et organes-sur-puce actuels, et le temps de vie artificielle des organes sera vu à la hausse dans les années à venir. Sans oublier le détail le plus important, ces modèles suivent la volonté des instances gouvernementales du monde entier de réduire le recours aux animaux à des fins scientifiques.

Actualité rédigée par Alan Dubois

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