Science & Vie relaie les résultats d’un article publié en août 2026 dans Nature dans lequel des chercheurs sont parvenus à maintenir en vie des organoïdes pendant plusieurs années, un record.
En temps normal, un organoïde a une espérance de vie de seulement quelques mois, ce qui représentait une des plus grandes limites de ce groupe de modèles scientifiques. Pourtant, des chercheurs de l’Université de Harvard ont triplé l’ancien record de survie pour des organoïdes cérébraux, en atteignant 5 ans. Les chercheurs ont noté un murissement des ces modèles similaire à celui d’un vrai cerveau, lorsqu’il était accéléré dans les études précédentes. Une partie du secret réside dans un milieu nutritif designé pour préserver l’activité électrique spontanée des neurones sur une longue durée.
Les cellules sont empreintes du temps qui passe
Nos neurones vieillissent suivant un schéma connu. Les organoïdes testés dans cette étude reproduisent ce schéma, avec notamment la production de myéline, une gaine entourant les bras des neurones, permettant un passage plus rapide des informations. Même en plaçant de vieux neurones dans un environnement correspondant à un corps jeune, les cellules ne rajeunissent pas.
La possibilité de conserver ces organoïdes pendant plusieurs années pourrait permettre d’étudier des maladies n’apparaissant pas précocement dans la vie d’un humain, comme les maladies neurodégénératives, par exemple. Science & Vie conclut avec les limites observées dans l’étude : « Dès la première année, ces cultures perdent certains signaux électriques. Sans vaisseaux sanguins, elles ne reproduisent qu’une partie du cerveau. »
Actualité rédigée par Alan Dubois
