De l’espoir pour traiter la forme génétique de la maladie de Charcot

Partager cet article
image_pdf

Dans une étude publiée en février 2026 dans la prestigieuse revue scientifique Science, Franck Martin – chercheur à l’Université de Strasbourg – et ses collaborateurs ont identifié un mécanisme biologique clé impliqué dans la forme génétique la plus fréquente de la maladie de Charcot. Deux modèles ont participé à cette découverte : des cultures cellulaires et des souris.

La maladie de Charcot, de son nom scientifique sclérose latérale amyotrophique, touche 6000 personnes en France et ne laisse à ces dernières qu’une espérance de vie d’environ 3 ans après apparition des symptômes. Cette maladie se caractérise par une destruction des motoneurones, des neurones qui sont au contact des muscles et qui permettent d’ordonner la contraction. S’en suit une paralysie progressive des muscles du corps et le décès du patient.

La cause et une potentielle solution

Des chercheurs sont parvenus à identifier une cause courante de cette maladie sous sa forme génétique : le gène C9ORF72, et plus précisément un bug dans le code qui le définit. En effet, chez certains patients, une séquence de ce gène est répétée anormalement. Cette anomalie perturbe le fonctionnement de la cellule. La conséquence est la production par la machinerie cellulaire de protéines neurotoxiques.

Les scientifiques se sont donc attelés à trouver une solution : celle d’empêcher l’ARNm produit à partir du gène de se transformer en protéines toxiques grâce à l’utilisation d’un outil de modification génique Nobelisé, CRISPR-Cas9. Sur des modèles de souris atteintes de la maladie de Charcot traités par thérapie génique, cette simple action a permis d’inhiber la production de ces protéines toxiques. Concrètement, les animaux présentent une amélioration de leurs fonctions motrices et cognitives. D’autres tests menés sur des cellules souches de patients reprogrammées en motoneurones ont montré que cette modification entraînait une amélioration de l’état de ces cellules.

Ne pas s’emballer

Ces résultats sont prometteurs, mais ils restent expérimentaux : ils ne signifient pas qu’un traitement est déjà disponible pour les patients. D’autres études restent encore à venir avant un premier essai clinique.

Actualité rédigée par Alan Dubois

Partager cet article
Catégories
L'actualité de la recherche animale sur X

❌💧Stocker les spermatozoïdes : une mauvaise idée ? Une méta-analyse 📚s'est intéressée, chez de nombreuses ...espèces 👨‍🦱🐭🐝, à l'impact du stockage sur la qualité de ces cellules

🦠🐭 Le covid long pourrait-il être lié à certains anticorps persistants ? Une étude menée chez la souris ...apporte des indices biologiques intéressants, tout en rappelant la complexité de cette maladie multifactorielle

🫁🐁 Cages classiques ou habitats semi-naturels : chaque modèle répond à des besoins scientifiques différents. ...Des chercheurs explorent ici un environnement enrichi pour mieux étudier l’immunité respiratoire

🐁📺 Dans Découverte, Radio-Canada montre la recherche animale de l’intérieur : soins, pratiques, méthodes ...alternatives et parole de chercheurs. Un format précieux pour dépasser les idées reçues

👁️ Aller au-delà des idées reçues sur la recherche animale, c'est l'objectif de ce livre

💡 ..."Expérimentation animale : en finir... ou pas ?" vous aide à voir plus claire sur ce sujet

📖 Acheter le livre : https://t.co/V4xNRWu9rr

Charger + de tweets
Suivez-nous
À lire aussi