L’atrophie multisystématisée se rapproche de la maladie de Parkinson. L’une des différences tient dans la rapidité à laquelle certaines de ses protéines vont être contaminées. Une découverte faite grâce aux souris pourrait ouvrir la voix à des traitements.
Là où la maladie de Parkinson est assez bien connue de tous, l’atrophie multisystématisée (MSA) voit une accélération très rapide des effets de la maladie causée par des protéines : les alpha-synucléines. Pour être plus précis, c’est leur multiplication au sein des cellules qui pose problème.
Jusqu’à peu, cette prolifération ne pouvait être observée chez un être vivant. Un papier de Domenic Burger et ses collègues, publié dans Nature, vient apporter de premières observations chez la souris. Pour ce faire, les scientifiques ont créé artificiellement une protéine ressemblant à l’alpha-synucléine et l’ont injecté dans des cerveaux de souris. Résultat : les animaux développent des symptômes proches de ceux observés dans une MSA. À l’aide d’un microscope, ils peuvent étudier à l’échelle atomique ces protéines et observer que ces dernières se sont bien multipliées. De plus, ils ont aussi identifié des régions de cette protéine qui joueraient un rôle central dans cette prolifération et leur permettant d’éviter la dégradation par le système de défense des cellules. Cette observation représente une première pour la prolifération des protéines pathologiques.
En résumé, leurs travaux montrent que des mécanismes de prolifération protéiques pathologiques similaires à ceux des prions (vache folle) sous-tendent la MSA et la maladie de Parkinson. Ajouté à cela l’identification des régions sensiblement actrices de la prolifération, ce papier permettra peut-être d’identifier les traitements de demain pour des atteintes toujours intraitables. De plus amples études sur modèles animaux, cellulaires, et cliniques devront pour cela être menées.
